Programme pour les régionales en PACA : Répondre à l’urgence sociale, maintenant !- Formation Professionnelle
Pour un service public de la formation professionnelle
Le maquis de la formation professionnelle doit être revu de fond en comble.
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A juste titre les deux gestions successives de gauche PS-PC-Verts ont commencé à mettre de l’ordre dans les financements accordés
aux institutions (souvent de type associatif) en charge de la formation d’adultes en recherche d’insertion.
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Mais il reste du travail à faire, surtout quand on tient compte du scandaleux statut précaire qui est celui du personnel de
formation dans ces institutions. Cette précarité tient souvent à l’inconstance des politiques publiques tant dans leurs objectifs, leurs financements, ou leurs modes de
conventionnement.
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Seul un service public de la formation professionnelle, regroupant sous son autorité la liaison avec les Lycées
professionnels, les Greta, les CFA, l’AFPA et les autres institutions, les associations et leurs structures fédératives, sera à même de régler la gabegie qui règne parfois dans le secteur (bon
exemple de clientélisme au demeurant).
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Il est déjà indispensable de lutter contre les attaques constantes qui sont portées aux Lycées Professionnels Publics, (seule
formation qui garantie l’égal accès de tous et toutes, avec la volonté de former des citoyen-e-s et des professionnel-le-s de qualité capables de s’adapter à l’intérêt des élèves et non
du patronat), par la diminution des moyens, la suppression de formations soit au profit de LP privés, soit pour promouvoir l’apprentissage.
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Les CFA posent eux-mêmes un problème supplémentaire. Financés sans contrôle suffisant, ils sont (surtout ceux qui sont
directement propriétés du MEDEF) étroitement soumis aux besoins immédiats du patronat. Au-delà, c’est l’ensemble de cette formation qui est soumise aux choix de Bruxelles, fidèlement relayés
par la gestion social-libérale de la région, sans le moindre souci des besoins sociaux réels de la population. De plus, concernant les CFA, leur accès est de fait domaine réservé à une
clientèle particulière, et avec l’obligation (en général presque impossible à assumer) de trouver soi même un patron. Les jeunes sortis du système scolaire sont en pratique souvent laissés à
l’abandon, ce qui est un scandale social majeur.
Nos propositions
• La superposition de la carte des formations avec les vœux des élèves, des familles, l’analyse publiques des besoins et non avec les besoins patronaux
;
• La création des CFA académiques sous contrôle des LP et non plus sous contrôle patronal;
• Un véritable droit à la formation tout au long de la vie. Il faut des formations en récurrence, à mettre en place dans le cadre des GRETA dont le statut serait modifié ;
• Un véritable EPCP (Etat Prévisionnel de la Commande Publique) outil d’une politique de production et de consommation différente au service de nos ambitions en
matière économique, sociale et environnementale. Cet outil fera une large place aux représentants des salarié-e-s, des usagers et des citoyen-ne-s en général.