Programme pour les régionales en PACA : Répondre à l’urgence sociale, maintenant !- Enseignement Public
Fonds publics à l’enseignement public :
Il n’y a aucune raison que des fonds publics servent des intérêts
privés
Nos propositions
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Nous demandons que l’argent public soit pareillement réservé exclusivement à la construction de lycées publics. La
réglementation en vigueur n’oblige en rien les Régions à céder aux lobbys de l’enseignement privé et du gouvernement de droite. Nous manquons partout de lycées publics, généraux ou
professionnels. 1500 élèves sortent chaque année du système national d’éducation sans le moindre diplôme, pour la seule académie de Nice ;
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Il faut une carte scolaire fondée sur la mixité sociale et lutter contre la ghettoïsation des élèves en difficulté. C’est la
région qui construit et entretient les lycées, elle peut les construire où elle veut et restaurer ou pas celui qui lui semble mal placé au vu de sa politique de carte scolaire ;
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Les étudiant-e-s se battent depuis de nombreuses années pour la création d’un pré salaire d’autonomie destiné à ce qu’aucun
jeune, en formation ou privé d’emploi, ne vive dans la galère et puisse de- venir indépendant de sa cellule familiale et ainsi s’émanciper. Dans le cadre de sa politique d’aide sociale, la
région doit allouer les moyens nécessaires à la mise en place progressive, et au niveau national, de ce pré salaire d’autonomie à hauteur du SMIC pour toutes et tous ;
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Toute la maintenance des établissements relevant de la région sera effectuée par des fonctionnaires territoriaux regroupés en
EMOP (Equipe Mobile d’Ouvriers Professionnels) dont le statut professionnel permettra l’accueil d’apprenti-e-s (élèves relevant de dispositifs pédagogiques particuliers), le statut de
ces personnels prenant en compte cette charge éducative. Nous visons le développement de nouveaux corps de métier en accord avec l’évolution technique et technologique des lycées.
L’externalisation des interventions ne doit relever que de l’exception comme pour des maintenances liées à des garanties ;
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Nous demandons la création d’internats pour aider les élèves en grande difficulté (difficultés sociales et familiales) avec
gratuité des accueils ;
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Nous défendons la gestion directe de la restauration scolaire en valorisant les circuits courts et une agriculture
paysanne, sans donner ici ou là cette gestion à des groupes privés qui engraissent leurs actionnaires ;
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Plutôt que de financer la sécurité et la criminalisation de la jeunesse (vidéo-surveillance, biométrie qui exclut notamment les plus
pauvres des cantines scolaires), nous remettrons au centre du dispositif éducatif la prévention avec de véritables budgets pour des actions de type CESC (comité d’Education à la
Santé et à la citoyenneté) ;
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Une politique volontariste quant au développement, à l’utilisation, à la formation et la généralisation des logiciels
libres sera mis en place dans les établissements sous gestion régionale ;
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Les politiques libérales issues des décisions européennes (entérinées par la droite et la gauche) ont imposé une mise en
concurrence des universités (sous couvert « d’autonomie ») et de démantèlement des grands organismes de recherche. Nous ne prêterons pas la main au démantèlement de la recherche
universitaire publique en engageant les fonds de la Région dans des soi-disant « pôles de compétitivité », qui sont la manière directe de soumettre la recherche publique et l’université aux
appétits du patronat.
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Par conséquent, nous nous opposons à la fusion des 3 universités d’Aix-Marseille, qui vise à créer un pôle d’élite au détriment des
secteurs jugés « non rentables » des institutions d’origine et des autres universités de la région (Avignon, Toulon, Nice). Nous nous opposons à la mise en place de la sélection à Nice, et nous
réclamons un réinvestissement financier massif de l’état dans l’enseignement supérieur, pour créer des postes, maintenir une offre de diplômes et une recherche variée, de qualité.